Bonjour je m’appelle Lana Smith, je suis morte le 1er Avril 1992 à 30ans et aujourd’hui je vais vous raconter mon histoire.
Je suis née un 21 novembre 1962 à New York. Moi et mes parents habitions dans une grande demeure face à la mer et éloignée de la ville. J’étudiais au manoir avec des professeurs particuliers, les langues et les arts étaient ma spécialité: à 10ans je jouais une symphonie de Mozart ou de Beethoven au piano mieux que personne. Maman disait que j’étais un prodige de la musique et que je deviendrais un grand compositeur de classique et que je dépasserais Beethoven. J’avais des étoiles plein les yeux ; tous les jours je m’entrainais, je devenais de plus en plus douée et imaginative. Pendant 9ans je ne m’adonnais qu’à la musique je ne sortais pas, je ne quittais jamais mon piano. Comme tous les vendredis, mère et père partirent en ville, je me retrouvais donc seule dans cette immense demeure. Je m’asseyais devant mon piano et contemplais la mer, l’inspiration ne me venais que quand j’observais ce grand espace, mer qui pour moi est synonyme de liberté. Elle recouvre des merveilles vivantes, des objets du passé, des coraux…. on avait donc construit une pièce faite que de baies vitrées pour moi. Je rêvais de la traverser, d’aller à l’autre bout du monde mais j’avais peur de partir, de quitter ma famille, de quitter l’endroit ou j’avais toujours vécu. Tout à coup, mes parents entrèrent tout contents et surexcités: ils criaient dans tous les sens : « viens, nous avons un cadeau pour toi viens, viens ! ».
Ils m’emmenèrent dans le salon et là je vis ma cousine qui était petite ma meilleure amie. Cela faisait 12ans que je ne l’avais pas vue. Nous nous embrassâmes, criâmes de joie.
« -que fais tu ici ? Comment es-tu arrivée ? Demandai-je.
-je suis arrivée hier, je me baladais en ville lorsque j’ai rencontré tes parents. Ils m’ont proposé de passer une semaine avec vous et j’ai accepté.
-je n’y crois pas, tu restes pendant une semaine !
-nous vous laissons les filles. Je savais que tu serais contente Lana. A tout à l’heure," dit ma mère.
Nous nous assîmes dans le grand salon et continuâmes à bavarder, à nous remémorer nos vieux souvenirs, nos long moments passés ensemble. Je lui montrai mon talent, et lui jouai une symphonie que j’avais composée. Comme moi elle était transportée autre part qu’ici en fixant la mer.
« -et si nous allions nous baigner demain ? me dit-elle.
-et bien oui si tu veux. La dernière fois que je suis sortie, c’était avec toi il y a douze ans !! »
Le lendemain nous allâmes sur la plage; il faisait beau, une journée idéale pour pique-niquer.
Nous étions couchées sur le sable, tout à coup elle bondit et me demanda si je me rappelais de l’histoire que l’on se racontait lorsque que nous étions enfant.
Bien sûr que je m’en souvenais, elle m’avait fait perdre le sommeil pendant un mois. Cette histoire disait qu’un vieux navigateur veuf et complètement fou depuis la mort de sa femme, se serait échoué sur la côte près du manoir. On racontait que le soir on pouvait apercevoir son fantôme se balader sur la plage en pleurant et en chantonnant un air de berceuse, mais pour pouvoir le voir il fallait dire la phrase « je t’aime mon amour reviens moi, mon esprit hante la terre tant que je ne te retrouverai pas »en regardant la mer. Elle me proposa d’essayer de le voir. Sans trop y croire j’acceptai.
Nous avions tout prévu et mes parents étaient d’accord pour que l’on campe.
Le 15septembre 1983, à minuit précise, nous sortîmes de la tente et nous tournâmes vers la mer.
Nous nous regardâmes puis rigolâmes, nous n’y croyions pas une seconde, à cette histoire.
« -un peu de sérieux, me dit-elle. » je lui pris la main et nous récitâmes trois fois la phrases.
Puis rien nous ne vîmes rien. Déçue nous nous assîmes sur le sable et regardâmes les étoiles.
Tout d’un coup j’entendis Aziah m’appeler et me demander d’écouter.
Le bruit était doux, apaisant il me faisait penser à la chanson que mon père me chantait petite.
Une berceuse…était-ce vrai, était-ce le vieil omme qui chantait? Il fallait en être sûres: nous décidâmes de faire le tour de la plage pour le voir. 1heure et 3kilomètres plus tard, nous aperçûmes une ombre humaine mais pas noire comme toute ombre, non, celle-ci était blanche et ne bougeait pas. Elle restait immobile face à la mer. Aziah m’attrapa la main et continua à marcher vers l’ombre. Elle était maigre, très grande, l'homme avait une longue barbe blanche qui amincissait son visage encore plus qu’il ne l’était. Il avait des cernes immenses qui creusaient ses yeux. Il portait de vieux haillons de marin déchirés. Lorsqu’on le regardait, on croyait voir la mort elle-même. Nous ne faisions aucun bruit et lui continuait de chantonner, pourtant nous savions qu’il nous avait vues. Il tourna la tête, nous regarda puis regarda le sol. Nous fîmes de même et regardâmes le sol. Il était écrit « Dîtes bonjour à la mort ». Je courrais vers la tente tandis que ma cousine resta figée. j’avais beau l’appeler, lui dire de venir, elle resta sans bouger. Le veil homme s’approcha d’elle, j’hurlais et pleurais en même temps, mais je n’y pouvais rien. Une demi-seconde plus tard, il l’avait emportée avec lui. Je rentrai à la maison en titubant. Arrivèrent mes parents qui me demandèrent où était Aziah et ce qu'il s’était passé. J’étais incapable de répondre, j’étais tétanisée, blanche, les yeux grand ouverts mais qui ne reflètaient aucune émotion. Onze ans s’écoulèrent depuis cette nuit et mon état ne changea pas. Je ne sortais pas de ma pièce, je jouais au piano en regardant la mer sans m’arrêter jusqu'à ce que la mort vint me chercher le …
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